Observer le ciel aux jumelles (guide complet)

Si vous êtes novice en astronomie, vous avez peut-être déjà parcouru le web en vous émerveillant devant les photos d’objets célestes. Vous avez sûrement envie de voir ces objets en vrai. Mais comment faire si vous n’avez pas de télescope ou de jumelles d’astronomie ?

Et si je vous disais que, dans certaines limites, vous pouvez trouver des galaxies, des amas d’étoiles et des nébuleuses sans télescope ? Si vous disposez d’une paire de jumelles ordinaires, l’observation astronomique n’est plus qu’à un pas.

Les astronomes débutants négligent souvent les jumelles pour l’astronomie, mais les observateurs expérimentés les gardent à portée de main. Comparées à un télescope, les jumelles d’astronomie présentent certains avantages.

Certes, elles sont plus petites et offrent un grossissement plus faible. Mais elles sont plus légères, beaucoup plus faciles à emporter, à utiliser et à ranger, et moins coûteuses.

Elles offrent également un champ de vision beaucoup plus large qu’un télescope, ce qui permet de trouver plus facilement les objets célestes. Elles vous permettent d’utiliser vos deux yeux, offrant ainsi des vues du ciel plus naturelles.

De plus, dans des jumelles d’astronomie, tout ce que l’on observe est à l’endroit, et non à l’envers comme c’est le cas avec beaucoup de télescopes.

Enfin, il y a un autre grand avantage des jumelles : vous en avez peut-être déjà une paire au fond d’un placard (ou vous connaissez quelqu’un qui peut vous en prêter une). Si c’est le cas, arrêtez de lire cet article et allez les chercher maintenant. Je vais attendre.

Jumelles Meade 8x25
Sur quasiment toutes les jumelles, vous trouverez le grossissement (8x, dans ce cas) et le diamètre des lentilles frontales en millimètres (25, dans ce cas). Il peut également y avoir d’autres indications comme la largeur du champ de vision.

Comprendre votre première paire de jumelles

Maintenant, regardez-les. dessus, vous verrez deux chiffres séparés par un « x ». Des combinaisons courantes sont 8×25, 8×40, 7×35, 7×50 et 10×50. Le premier chiffre est le grossissement (ou puissance). Le second est l’ouverture, le diamètre des grandes lentilles frontales mesuré en millimètres.

Vous pouvez également trouver d’autres chiffres en dessous de l’indice de grossissement. Ils donnent le champ de vision, c’est-à-dire la largeur de la scène que vous verrez.

Le champ de vision des jumelles varie d’environ 10° (la taille de la Grande Ourse, ou la taille de votre poing tenu à bout de bras) pour les modèles grand angle, à seulement 2° (la largeur de votre pouce à bout de bras) pour les modèles très performants.

La plupart du temps, cependant, le champ de vision a une largeur de 5 à 8°, soit à peu près la quantité de ciel couverte par une balle de golf ou de squash tenue à bout de bras.

Que peut-on voir aux jumelles ?

Quelles que soient les jumelles que vous venez de ressortir du placard, elles seront un excellent complément à vos séances d’observation des étoiles.

Par une nuit claire et sombre à la campagne, vos yeux peuvent voir jusqu’à 3 000 étoiles. Mais lorsque vous utilisez des jumelles 7×35, même modestes, ce nombre s’élève à environ 100 000 étoiles !

De même, dans une banlieue polluée par la lumière, vous ne pourrez peut-être voir que quelques centaines d’étoiles sans aide, mais des jumelles d’astronomie vous permettront de voir plus que ce que vous pourriez voir à l’oeil nu depuis le sommet du mont Blanc.

Il y a beaucoup plus à observer dans le ciel nocturne que des étoiles au hasard. Des dizaines d’étoiles doubles, de grandioses nuages d’étoiles de la Voie lactée, des amas d’étoiles de tailles et de types différents, des étoiles dont la luminosité varie d’un mois à l’autre, voire d’une heure à l’autre, quelques nébuleuses fantomatiques et des galaxies lointaines peu lumineuses – tout cela attend que vous les traquiez avec des jumelles, des cartes du ciel et des guides détaillés.

Il est vrai que la plupart des objets astronomiques intéressants que les jumelles peuvent montrer apparaissent très faiblement dans celles-ci.

Mais la plupart des objets qu’un télescope peut montrer y apparaissent également très faiblement – certainement beaucoup plus faiblement que vous ne le souhaiteriez.

De plus, les compétences en matière de cartographie que vous acquerrez en utilisant des jumelles pour traquer ces objets lointains et peu lumineux dans les étendues sombres sont exactement les compétences dont vous aurez besoin pour utiliser un télescope à bon escient.

Et le ciel est toujours changeant. L’été offre des spectacles tels que Mizar et Alcor, le célèbre couple d’étoiles situé dans la Grande Ourse, et la superbe M13, le Grand Amas d’Hercule.

En été, observez la Voie lactée depuis la constellation du Cygne jusqu’à celle du Sagittaire, à la recherche d’amas d’étoiles et de nébuleuses de gaz interstellaire. Certaines sections de la Voie lactée sont, à mon avis, plus intéressantes dans des jumelles d’astronomie que dans n’importe quel télescope.

En automne, ne manquez pas la galaxie d’Andromède, qui ressemble à un petit nuage ovale faiblement lumineux. Contrastez sa douceur avec le scintillement délicat du double amas de Persée.

Le ciel frais de l’hiver est idéal pour observer les amas d’étoiles des Hyades et des Pléiades, puis pour contempler la grande nébuleuse d’Orion dans l’Épée d’Orion.

Le printemps apporte l’unique amas d’étoiles de la Ruche dans la constellation du Cancer.

La galaxie d'andromède, par Hubble

Acheter des jumelles pour l’astronomie

Si vous n’avez pas encore de jumelles (ou si celles que vous avez ne vous suffisent plus), il est temps d’en acheter. Mais il y a tellement de choix. Certaines sont-elles mieux adaptées à l’astronomie qu’à l’observation des oiseaux ou aux matchs de foot ? Assurément !

L’astronomie se pratique dans l’obscurité, c’est pourquoi il faut une grande ouverture : de grands objectifs frontaux. Ces lentilles captent beaucoup de lumière, ce qui permet de voir les objets les moins lumineux.

Ce n’est pas si important en journée, où il y a beaucoup de lumière et où vous pouvez vous contenter de petites lentilles frontales, ce qui permet aux jumelles de jour d’être plus petites, plus légères et moins chères.

Mais pour les jumelles d’astronomie, plus l’ouverture est grande, mieux c’est.

Vous recherchez également une qualité optique élevée. Les étoiles et les objets célestes peu lumineux dans un ciel sombre sont difficiles à observer, et si vos jumelles sont de mauvaise qualité, vous serez déçus.

En général, le prix est un assez bon indicateur de la qualité optique. Il faut savoir que les meilleures optiques coûtent assez cher.

Les deux types de jumelles à connaitre

Les jumelles se déclinent en deux types : l’aspect classique du modèle à prisme de Porro, et le profil plus épuré en  » H  » du modèle à prisme en toit.

La plupart des jumelles commercialisées pour l’astronomie utilisent des prismes de Porro, du nom de l’opticien italien qui les a inventés dans les années 1850.

Jumelles à prismes en toit

Les jumelles à prismes en toit sont un bon choix lorsque la légèreté et la compacité comptent plus que le coût élevé. Méfiez-vous des versions bon marché.

Jumelles à prismes de Porro

Les instruments à prisme de Porro, moins chers, sont excellents pour l’astronomie.

Les instruments à prismes en toit sont plus petits et plus légèrs, mais leur conception optique est plus compliquée et plus délicate, ce qui rend leur fabrication plus difficile et plus coûteuse.

En conséquence, les jumelles à prismes en toit ont tendance à se regrouper dans le haut de gamme du marché. Cependant, il existe également des modèles bas de gamme.

Dans mon club d’astronomie, on dit que si vos jumelles à prismes en toit ne semblent pas être performantes, c’est que vous n’avez pas dépensé assez dedans !

Les jumelles géantes

Ces dernières années, une nouvelle tournure a été donnée au thème « plus c’est gros, mieux c’est » : les jumelles géantes.

Il s’agit d’appareils impressionnants. C’est comme si quelqu’un avait mis vos 7×50 sous stéroïdes.

Les ouvertures courantes sont de 70, 80 et même 100 mm. APM fabrique même un modèle de 150 mm – l’équivalent de deux télescopes, un pour chaque œil.

Pour de telles bêtes, un trépied, de préférence avec une monture spéciale pour jumelles qui vous permet de viser vers le haut, est obligatoire.

Bien qu’elles soient un bon complément à votre équipement, je ne recommande pas les jumelles géantes comme instruments principaux – elles sont tout simplement trop encombrantes.

Achetez d’abord des jumelles 7×40 ou 10×50 plus modestes, et envisagez d’acheter de grosses jumelles plus tard.

Jumelles à stabilisation d’image

Les jumelles avec stabilisateur d’image existent depuis plusieurs années. Elles utilisent les mêmes mécanismes ingénieux que ceux que l’on trouve dans les meilleures caméras vidéo.

Il suffit d’appuyer sur un bouton pour que la vue agrandie et tremblante se calme soudainement, se figeant presque sur place.

Ce mécanisme vous donne la possibilité d’utiliser des grossissements plus élevés, vous contenter d’une ouverture légèrement inférieure, tout en voyant plus qu’avec des jumelles classiques.

J’étais sceptique lorsque ces petites merveilles sont sorties, mais j’ai été rapidement conquis. Lorsque j’ai utilisé pour la première fois les petites jumelles compactes 10×30 à stabilisation d’image de Opticron, je n’ai eu aucun mal à repérer les galaxies M81 et M82 près de la Grande Ourse.

En fait, j’ai essayé de faire bouger l’image, mais elle restée bien stable !

Quel est le meilleur grossissement ?

Vous pensez peut-être que que le grossissement doit être le plus important possible, mais en pratique, à partir de 10×, il devient plus difficile (et plus fatigant) de tenir des jumelles stables si elles ne sont pas montées sur un support ou équipées d’un stabilisateur d’image.

Le choix du meilleur grossissement fait l’objet d’un débat. Les défenseurs des jumelles de faible puissance recommandent de s’en tenir à 7× ou 8×, tandis que les adeptes des jumelles de forte puissance affirment que l’augmentation des détails et l’arrière-plan plus sombre du ciel qu’offrent les unités 10× valent bien le champ de vision plus étroit et les secousses supplémentaires.

Mon avis sur la question ? Je suis dans le camp des faibles puissances. Je ne trouve pas que la différence visuelle entre 7× et 10× soit si importante, mais je suis nettement moins fatigué lorsque j’utilise des jumelles à faible puissance.

Si vous en avez l’occasion, essayez les deux et voyez ce que vous préférez.

Une auttre élément à prendre en compte est la pupille de sortie. Il s’agit de la taille du petit disque de lumière rond que vous voyez flotter derrière les oculaires lorsque vous tenez les jumelles devant vous en direction d’un ciel ou d’un mur intérieur lumineux.

La taille de la pupille de sortie est un facteur important qui est souvent négligé. Pour la déterminer, il suffit de diviser l’ouverture par le grossissement – et heureusement, ceux-ci sont inscrits sur les jumelles.

Par exemple, les jumelles 7×50 ont une pupille de sortie d’environ 7 mm, tandis que les jumelles 10×50 ont une pupille de sortie de 5 mm.

Pourquoi est-ce important ? Parce que le disque lumineux de la pupille de sortie doit s’insérer dans la pupille de votre œil.

Or, les yeux de tout le monde ne s’ouvrent pas au même diamètre dans l’obscurité. Les jeunes (moins de 30 ans environ) ont des pupilles qui s’ouvrent à environ 7 millimètres de diamètre.

Bien que les individus varient beaucoup, la règle générale est qu’après 30 ans, on perd 1 mm de pupille de sortie tous les 10 ou 15 ans. Les yeux plus âgés ne peuvent donc pas profiter des jumelles à grande pupille de sortie et, par conséquent, ne voient pas de différence entre les 7×35 et les 7×50.

La lumière supplémentaire collectée par les grandes jumelles 7×50 n’entre pas dans vos yeux ; elle est gaspillée. Plus la puissance est élevée, plus la pupille de sortie est petite.

Test des jumelles pour l’observation des étoiles

Bien entendu, la meilleure façon de savoir si un modèle de jumelles vous convient est de l’essayer la nuit. Les étoiles sont-elles plus nettes dans une paire que dans une autre ?

Cependant, votre magasin d’optique ne sera peut-être pas d’accord pour vous prêter un grand nombre d’instruments pour les tester la nuit.

Heureusement, il existe des moyens de savoir, directement dans le magasin, quelles seront les performances des jumelles. Ces tests sont vraiment efficaces (je les ai faits pendant des années), et si vous les apprenez bien, vous gagnerez une réputation d’expert en optique de jumelles. Vous êtes prêt ?

Testez vos jumelles en magasin

Tout d’abord, prenez plusieurs jumelles et regardez leurs lentilles d’objectif (à l’avant). Faites-le avec une lumière blanche brillante venant de derrière par-dessus votre épaule.

Vous remarquerez immédiatement que dans certains objectifs, la réflexion de la lumière sera plus brillante que dans d’autres. Choisissez les modèles dont les reflets semblent les plus sombres (et sans doute profondément colorés) ; c’est le signe d’un traitement de qualité des lentilles.

Les bons revêtements augmentent la transmission de la lumière à travers le verre et réduisent la quantité de lumière diffusée qui trouble la vue.

Maintenant, tout en continuant à regarder dans les grandes lentilles avant, inclinez un peu les jumelles et cherchez d’autres reflets plus profonds à l’intérieur. Ils doivent tous être colorés, et non blancs. Un reflet blanc est le signe d’une surface de verre qui n’a pas de revêtement.

Vous pourriez penser que la qualité des revêtements est révélée par des désignations telles que « traitement mutlicouche des lentilles », mais dans la pratique, ces termes ne veulent rien dire.

La preuve est dans l’inspection, alors regardez bien les jumelles.

Retournez maintenant les jumelles et répétez la procédure, en recherchant les reflets colorés par rapport aux reflets blancs dans les lentilles de l’œil.

Ensuite, faites face à un mur bien éclairé et tenez les jumelles à bout de bras, les oculaires pointés vers vous. Vous verrez les pupilles de sortie (disques de lumière) flotter juste derrière les oculaires.

Vous pourriez penser que les pupilles de sortie sont toujours parfaitement rondes, mais ce n’est pas le cas. Celles des jumelles bon marché ont souvent un aspect légèrement « carré », comme si quelqu’un avait rasé, ou atténué, deux ou quatre bords. C’est le signe que le fabricant a coupé dans les coins, ce qui atténue légèrement toutes les images que vous voyez.

Choisissez les instruments avec des pupilles de sortie rondes ; cela vous indique que des prismes de qualité ont été utilisés et que vous recevez toute la lumière nécessaire.

Vous pouvez également vérifier la fiche technique : les meilleurs prismes sont fabriqués à partir de verre BAK-4 (exemple ici), tandis que les autres utilisent du verre BK-7. Comme ils sont cachés à l’intérieur, les prismes sont l’un des premiers éléments sur lesquels les fabricants lésinent lorsqu’ils essaient de faire baisser le prix.

Des pupilles de sortie « ombragées » ou « carrées » sont le signe de prismes de qualité inférieure ou de taille insuffisante.

Jumelles Bushnell Legacy
Les jumelles Bushnell Legacy sont dotées prismes en BaK-4, gage d’une excellente qualité d’optique

Ensuite, si vous portez des lunettes contre l’astigmatisme, assurez-vous que vous pouvez voir l’ensemble du champ de vision avec vos lunettes. Si vous êtes simplement myope ou hypermétrope, vous pouvez observer sans vos lunettes et faire la mise au point si nécessaire. Si vous êtes astigmate, désolé – vous devrez utiliser les jumelles avec vos lunettes, ce test sera donc important.

Ensuite, voyez si vous pouvez détecter si les deux canons des jumelles ne sont pas alignés optiquement. Les utilisateurs expérimentés peuvent s’en rendre compte assez rapidement, mais les débutants ont plus de mal à le faire, car l’œil et le cerveau essaient automatiquement de compenser tout désalignement.

La meilleure façon de décrire cela est de dire que des jumelles mal alignées vous donneront un léger « mal de mer ». Dans les cas vraiment graves, vous aurez peut-être du mal à fusionner les deux images en une seule, du moins immédiatement.

Ou peut-être éprouverez-vous un léger sentiment de soulagement lorsque vous cesserez de les regarder… N’achetez pas ce genre de jumelles.

Maintenant, regardez dans les jumelles.

Remarquez la taille du champ de vision : plus il est large, mieux c’est. Mais les bords d’un champ large peuvent présenter une qualité optique médiocre. L’image près du bord est-elle floue alors que le centre est net ? De ce point de vue, certaines jumelles d’astronomie sont bien meilleures que d’autres.

Jumelles Omegon Talron HD

Gardez-les au sec ! Le problème le plus courant des jumelles, à part le désalignement, est la présence de taches dues à l’humidité (souvent des champignons) sur les prismes et les lentilles internes.

Veillez donc à bien laisser sécher les vôtres après avoir observé les étoiles par une nuit de rosée, ou après les avoir ramenées du froid extérieur dans une maison humide.

Si vous pensez que la rosée et l’humidité seront un problème, envisagez des jumelles étanches comme celles-ci.

Observez les lignes nettes qui divisent le clair et l’obscur, comme les branches d’un arbre sombre ou le bord d’un bâtiment dans un ciel clair. Ont-elles des franges rouges ou bleues ? Aucun instrument n’est parfaitement exempt de cette aberration chromatique, mais certains sont meilleurs que d’autres.

Suivez ces étapes et vous ferez un grand pas vers le choix de jumelles d’astronomie de qualité, directement en magasin.

Si vous commandez auprès d’un distributeur en ligne ou par correspondance, ce genre d’essai ne sera pas possible avant l’achat. Assurez-vous donc que les politiques de vente vous permettent de retourner les unités défectueuses ou insatisfaisantes, puis vérifiez minutieusement la paire une fois qu’elle est arrivée.

A cet égard, je vous conseille d’acheter vos jumelles chez optique-pro.fr (filiale d’astroshop), car leur politique en la matière est impeccable !

Testez vos jumelles sous les étoiles

Si vous avez l’occasion de tester des jumelles d’astronomie sous les étoiles, saisissez-la. Observer une étoile est l’indicateur le plus rigoureux de la qualité optique.

Centrez-la dans le champ de vision. En regardant avec un seul œil à la fois, pouvez-vous l’amener à une mise au point parfaite ? Ou, lorsque vous tournez le bouton, de minuscules rayons commencent-ils à croître dans une direction avant d’avoir complètement rétréci dans la direction de l’angle droit ?

Cet astigmatisme est particulièrement gênant lorsque l’on regarde les étoiles. Si vous avezce problème, veillez à porter vos lunettes lorsque vous faites ce test.

Si, lorsque vous faites la mise au point, de petits rayons commencent à sortir de l’étoile dans toutes les directions avant que le reste de l’étoile ne soit au point, il s’agit d’une aberration sphérique.

Ce problème peut également se trouver dans votre propre œil, même si vous portez vos lunettes. Si c’est le cas, toutes les jumelles avec une pupille de sortie de taille donnée présenteront le même problème.

Pour réduire ce problème, choisissez des jumelles de plus grande puissance ; elles ont une pupille de sortie plus petite pour une ouverture donnée. Malheureusement, l’aberration sphérique de votre œil ne peut être corrigée par des lunettes.

Déplacez maintenant l’étoile du centre du champ vers le bord. Elle deviendra floue, à moins que votre champ ne soit parfaitement plat et exempt de toute autre aberration.

En règle générale, aucune dégradation ne devrait être visible tant que l’étoile n’a pas atteint au moins la moitié du bord du champ.

Ne vous compliquez pas la vie


Permettez-moi une dernière mise en garde. En règle générale, vous devriez éviter les jumelles à zoom, du moins pour un usage astronomique.

Les bons oculaires à zoom exigent un niveau de précision de fabrication très élevé (et coûteux) qui n’est généralement pas atteint.

De même, les jumelles avec caméra intégrée peuvent convenir à un usage diurne occasionnel, mais pas à un usage nocturne. Ce sont des jouets gadgets.

La plupart des jumelles ont une mise au point centrale, ce qui signifie que vous mettez au point les deux canons en même temps en tournant un bouton ou une bascule au centre.

C’est idéal lorsque la distance de votre cible change souvent, comme pour l’observation des oiseaux, ou lorsque vous passez souvent les jumelles d’astronomie d’une personne à l’autre.

Mais le ciel nocturne reste toujours au point infini, et vous l’observez probablement seul.

Stabilisez bien votre instrument

Vous apprendrez rapidement que l’un des plus grands défis de l’utilisation de jumelles pour l’astronomie est de les maintenir stables. Vous ne verrez pas grand-chose si votre cible est agitée et vacillante.

Voici cinq façons infaillibles de maintenir des jumelles stables pour l’astronomie :

  1. Utilisez une faible puissance. La plupart des gens peuvent confortablement tenir des jumelles 7x de manière assez stable, et certains peuvent tenir des modèles 10x à la main pendant de courtes périodes. Si vos jumelles d’astronomie grossissent plus que cela, vous aurez du mal à obtenir des images stables sans une monture dédiée.
  2. Si vous êtes debout, appuyez-vous contre quelque chose – une voiture, un arbre ou le côté d’une maison. Vos images devraient devenir plus stables.
  3. Si vous êtes assis, essayez d’utiliser une chaise de jardin (celle qui s’incline complètement vers l’arrière est la meilleure). Avec votre dos et vos coudes soutenus, vous constaterez que la vue devient plus stable et plus nette. Si vous utilisez une chaise sans support dorsal, faites attention à ne pas vous renverser en regardant au-dessus de votre tête ! En fait, s’allonger sur le sol fonctionne encore mieux.
  4. Certaines personnes disent avoir réussi à tenir l’extrémité du canon gauche avec la main droite, et à laisser le canon droit reposer sur le poignet, puis à les pousser doucement contre la tête. Cela crée une mécanique plus rigide que de tenir les jumelles d’astronomie plus près des oculaires. Je n’ai pas bien réussi avec cette méthode, alors essayez vous-même et voyez ce que vous en pensez.
  5. Vous voulez des imagesvraiment stables ? Investissez dans une monture de jumelles dédiée. Il peut s’agir d’un simple support en « L » (10 à 20 €) qui se fixe à un trépied ou, mieux encore, d’un support fantaisie de type parallélogramme (200 € ou plus) qui maintient vos jumelles d’astronomie pointées à n’importe quel angle au-dessus de votre tête pendant que vous les élevez ou les abaissez. C’est particulièrement utile pour partager les observations avec d’autres personnes.

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